Gibson ES5 1955: Eclipse d’éclisse.

La belle guitare qui nous arrive cette fois ci est une imposante Gibson ES5  de 1955. Elle est dans son jus et vraiment splendide.

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Les premieres Gibson ES 5 datent de 1949 et font partie des premières guitares à posséder 3 micros utilisables en multiples combinaisons (7 configurations possible au total).
Jusqu’en 1955 la ES 5 posséde un volume par micro au dessus des ouïes et un potentiomètre de tonalité générale dans le pan coupé arrondi. En 1955, un switch à remplacé la tonalité générale et chaque micro  reçoit un volume ainsi qu’une tonalité, portant à 6 le nombre de potentiomètres sur la table. Il faut dire que les 18 pouces de largeur de caisse laissent amplement la place de loger tout ce petit monde.
A partir de 1955, la Gibson ES5 devint donc ES5 Switchmaster.
Notre guitare est donc une des dernière de la première génération.

Son état général est irréprochable, le vernis à une teinte et une patine magnifique, toutes les pièces sont d’origine, malheureusement, comme cela arrive souvent lorsqu’il y a un accident sur ce type de guitare, le jack a arraché l’éclisse.
Il semblerait que cela ait été fait en deux temps: une première fois, une première réparation a été effectuée, avec fabrication d’une nouvelle éclisse dans un érable au veinage approximatif, et avec une reprise de teinte dégradée à l’aérographe. Le cintrage de l’éclisse n’était pas top, et le réparateur avait utilisé une colle d’os qui avait coulé assez généreusement à l’intérieur de la caisse.

La deuxième fois malheureusement une réparation beaucoup plus radicale a été effectuée et c’est un bloc taillé dans la masse d’un noyer américain qui à servi de bouche trou. Et là…

Cette protubérance assez hideuse pouvait sembler apporter plutôt une bonne sécurité en cas d’arrachage moyen du jack (en général cela arrive lorsque le musicien ou un de ses comparses marche sur le cordon ) mais en cas de violente traction, c’est tout le reste de l’éclisse qui risquait d’y passer, y compris la table ou le fond et les parties d’éclisse  encores d’origines. Quoiqu’il en soit, c’était avant tout vraiment hideux et donc un investissement complètement justifié sur une telle guitare.

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La première opération, après une grande période d’observation, consiste à se débarrasser de l’éclisse tout en conservant au maximum la structure sur laquelle viendra s’appuyer la nouvelle greffe. Au passage, on peut observer « l’étau » qui me permet de maintenir les guitares sans aucun serrage et dans quasi-toutes les positions, avec pour seul contact les deux ventouses souples qui maintiennent fermement la guitare plaquée.

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Une fois l’éclisse dégagée, je nettoie au mieux les anciennes traces de colle et commence à fixer mes contre-éclisses à l’intérieur des bindings, contre la table et le fond.

fine-repairs-guitars-collectorJe cherche un bon moment dans mon stock pour trouver un érable américain dont les moires, les cernes de croissance, la couleur et le débit sont les plus proches possible des éclisses originales.

hand-repairs-lutherie-franceLa pièce est mise à épaisseur au rabot à main. J’aime bien travailler avec les outils à main: moins de risques pour les doigts, pour les oreilles, pour les bronches, pour les yeux,  travail plus « zen » ; Au final le gain est évident.

restauration-guitares-collection-gibson.jpgLa pièce est cintrée au plus proche et vient s’incruster naturellement dans son emplacement. J’ai oublié de faire la photo, mais à l’intérieur de l’éclisse, au niveau du jack, j’ai plaqué un renfort cintré en contre-plaqué d’érable américain de ma fabrication. C’est solide, souple, et j’espère que cela défendra la nouvelle éclisse de tout autre accident.

patrice-blanc-luthier-nantesUn gabarit léger va plaquer la greffe juste en face des contre-éclisses. Il est maintenu et pressé à l’aide de puissantes sangles à cliquet pendant une nuit.

vernis-cellulo-restauration-guitaresLe lendemain, il ne reste plus qu’à affleurer l’ensemble, faire les ponçages de finitions et commencer à masquer entièrement la guitare.

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Viennent ensuite les différentes couches de vernis et leur polissage, le démasquage, la perce et la pose du jack, le remontage des pièces détachées, des cordes et les réglages finaux.

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Deep West « Jungle Belle »

Il y a une dizaine d’année en arrière, j’ai décidé de ne plus faire que des guitares une à une, à la pièce, au rythme d’une dizaine  par an, en excluant quasiment toutes les commandes pour laisser à mes clients la possibilité d’essayer la guitare avant de l’acheter. Ainsi pas de mauvaise surprise, ni pour le client , ni pour moi, pas de délais d’attente, et pour moi la liberté de créer à volonté en fonction de mes envies, de mon inspiration  et de mon stock de bois. Je déroge parfois à cette règle, lorsque le projet est intéressant et qu’il correspond mes évolutions personnelles et professionnelles. Etonnamment, alors qu’à mes débuts, je m’amusais à créer des guitares du style « jamais vu », cette liberté me rapproche des grands classiques sobres et discrets.

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Snake wood, Waverly tuners, engraved headstock logo

 

Cette nouvelle guitare n’échappe pas à la règle et je m’étais fixé comme exercice pour ce modèle de faire l’objet le plus épuré possible. Pourtant sous ses airs sobres, classiques et sages pour un oeil non exercé, cette Deep West recense les plus beaux bois de l’atelier, et particulièrement l’emploi de ce magnifique bois d’amourette mouchetée autour duquel toute la guitare s’est articulée.

Ce bois extraordinaire originaire d’Amérique du sud est d’une densité et d’une dureté hors du commun, à tel point qu’il tient son autre nom « bois de lettre » au fait qu’il fut utilisé par les jésuites comme matière première pour les caractères d’imprimerie, en lieu et place du plomb.  Et c’est aussi en raison de son incroyable couleur et ses effets moirés que  son nom le plus souvent utilisé est « Bois de Serpent », « snake wood » en anglais.

En traduisant « snake wood » par « bois DE serpent », on a tendance alors à le confondre avec le « Bois Serpent » de Guyanne, Ce sont bien deux espèces différentes, le notre étant  de la variété des magnolias alors que le bois serpent de Guyanne est de la variété des mimosacées. A travailler, ce bois est effectivement très dur et très lourd, il a tendance à faire des échardes très agressives mais il offre un poli supérieur à tous les autres bois durs et exotiques, y compris l’ébène. Il est d’une grande stabilité mais il faut dire aussi que ce spécimen est très vieux donc sec à son maximum. Voilà pour la partie botanique.

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 End trim strip + ebony strap button

Pour l’anecdote, je possède de quoi faire une guitare complète dans ce bois: fond en deux pièces symétriques et éclisses. Là c’était pour faire connaissance, mais je compte m’attaquer prochainement à la réalisation de cette prochaine guitare tout en amourette mouchetée. Reste à savoir si il y a des solutions pour cintrer une paire d’éclisse en amourette mouchetée! Je vais donc commencer par mettre une éclisse à épaisseur, la cintrer -ou du moins essayer- et si ça marche, je continue et finis la guitare. Si cela s’avère impossible, alors je garde le bois pour faire autre chose, filets, plaques de têtes, tables de guitares électriques peut-être, bref, il y aura toujours un destin musical qui attendra ce bois.

Deep West 
C’est le nom que je donne à mon modèle au format Dreadnought.

J’entretiens un drôle de rapport avec ce modèle de guitare: épaules carrées, pas de taille, hanches larges, forme ultra usitée, mille fois copiée , devenue standard de la guitare folk à cordes acier, elle ne correspond pas vraiment d’un point de vue fluidité des courbes à la cambrure féminine à laquelle on associe généralement l’instrument. Mais pour moi, sa sonorité complètement liée à sa forme a complètement occulté les réticences esthétiques que j’avais jusqu’au moment où j’ai fini par la trouver tout simplement belle, fluide dans ses formes et subtile dans ses détails, à la fois radicale et minimaliste, imposante et discrète.
Ce modèle de guitare s’est taillé la part du lion dans l’histoire de la musique américaine, folk, bluegrass  mais aussi country, rockn’roll et rockabilly, et c’est justement sur ce dernier style que j’ai voulu porter l’accent avec cet apport de bois moucheté et ses effet peau de panthère chers à l’iconographie particulière et très codifiée de ce style, associé aux non moins symboliques pin-up, jungle, tiki, creepers, costards et gomina, qu’ils évoquent inévitablement.

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 Snake wood bindings

D’un point de vue purement technique de construction, j’ai fait des choix qui marquent mes évolutions personnelles autour de ce modèle, évolutions techniques, esthétiques et sonores:

Par exemple, je me suis longtemps demandé comment procédait la compagnie Martin® pour que les manches soient en vernis satinés alors que les corps sont finis en vernis brillants. (Je parle pour leurs modèles traditionnels et historiques). J’imaginais mal les ouvriers en train de masquer un corps déjà vernis en cellulo brillant puis vernir le manche en cellulo mat ou réciproquement.

D’autre part, la compagnie Martin® et l’une des seules qui offre la possibilité des procéder au démontage d’un manche collé en cas de besoin afin de contrebalancer l’évolution quasi inéluctable du renversement de manche qui , associé au gonflement de la table, peut rendre au bout de quelques années le jeu un peu trop difficile et désagréable du fait que la hauteur que prennent les cordes par rapport au manche.

J’ai donc réalisé en voyant des photos d’usine que -aussi incroyable que ça puisse paraître- les manches et les caisses sont finis et vernis séparément PUIS assemblés et collés aux caisses via la queue d’aronde.

Je pense que cela complique largement le travail, et demande surtout une précision ultime, absolue, parfaite et irréprochable.  Mais cela offre la possibilité d’intervenir au bout de plusieurs années (comme on le fait sur les violons) pour redonner un sérieux coup de jeune à la guitare, alors que -justement- elle a acquis le meilleur de sa sonorité.

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Snakewood bindings/heel cap, Honduras Mahogany neck, two types of varnish

Recouvrir le manche d’un vernis satiné le rend plus agréable au toucher. Et tant qu’à pousser le bouchon de la perfection, j’en profite pour recouvrir le manche en vernis non pas cellulosique, mais polyuréthane bi-composant. Car le vernis cellulosique à deux fâcheuses tendances:

-d’une part le satiné devient très vite brillant au contact de la main qui le polit très rapidement, annulant ainsi son aspect et son toucher satiné,  et d’autre part beaucoup de guitaristes se plaignent de l’effet pelucheux et collant du vernis cellulosique lorsque la paume de la main devient moite. J’appose donc un fin film de vernis polyuréthane qui reste satiné, doux et soyeux quelques soient les conditions de jeux. Je suis bien sûr  persuadé que ce choix n’a aucune incidence sur le son, d’autant que je le passe en couche de finition ultra-fine.

Chacun de ces choix, chacune de ces décisions sont dictés par la volonté d’offrir un objet à la hauteur des attentes des plus exigeants. Chaque guitare de ma fabrication reprend ces cahiers des charges

Les manches de ma fabrication sont, à l’instar des guitares originales, réalisés d’une seule pièce en acajou du Honduras parfaitement sur quartier.

Ici pas de talon composé de multiples pièces empilées les unes sur les autres, pas de tête rapportée et collée , le manche est réalisé d’une seule et unique pièce, issue d’un bloc parfaitement sélectionné.

diamond-dart-shape-neckMécaniques Waverly, dart or diamond shape peghead, grand trad.

La table vient d’Italie, c’est un épicéa des Dolomites que j’ai rapporté de chez un revendeur spécialisé en bois de lutherie, et son histoire se trouve à cette page: https://lutheriepatriceblanc.wordpress.com/2014/04/30/la-gueule-du-bois-3/ sur ce même blog. Pour l’anecdote, le massif des Dolomites est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Ainsi vous avez à peu près tous les éléments qui entrent en compte dans la fabrication d’une telle guitare, précieuse, soignée, choyée depuis la naissance de ses bois jusqu’à leur fusion en un objet sonore d’exception, unique et charismatique, pourvu d’une forte personnalité tant esthétique que sonore.

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 Deep West "Jungle Belle"pour finir l'année en beauté

Un nouveau Micro de rêve: Signatory classic

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Cela fait des années que j’en révais, et ce depuis que je fabrique mes modèles 1/2 caisses orientés Country & Rock’n’roll : Black rider, Da Cat, Eldorado, Marylin, Alley Rat etc… Si d’un point de vue sonore les micros que j’utilise sur ces modèles nous ont toujours apporté entière satisfaction à mes clients et à moi même, j’ai toujours été un peu frustré que leur look ne corresponde pas exactement à l’image que j’avais de leur son.

Flashback:
Depuis les années 90, je m’acharne à reproduire LE son des Gretsch des années 60. A l’époque, le simple fait de trouver des Bigsby n’était pas chose facile, (internet n’existait pas!) et des chevalets Bigsby tout alu encore moins car personne n’y croyait (à part peut-être Brian Setzer!).
Quant aux voûtes en érable plaquées si typiques des tables et des fonds de ce genre de guitares, j’ai dû m’équiper de matériel spécifique et apprendre à les former moi-même (Je pense que les ateliers artisanaux capables de fabriquer leurs propres voûtes en érable laminé doivent se compter sur les doigts d’une seule main à travers le monde… )

Et pour ce qui est des micros de type Gretsch, à part l’industrie qui garde ses productions pour ses propres modèles (et c’est tant mieux), il fallait passer par un artisan américain qui eut la bonne idée dans les années 2000 de se lancer dans les copies. Las, j’étais plus convaincu d’un point de vue sonorité par les humbuckers chromés que j’utilisais depuis toutes ces années… Il fallait donc que je crée un micro au look Filtertron possédant LE son… Filtertron, sauce PB.

Après avoir travaillé très récemment sur une magnifique Gretsch 6120 des années soixante, j’ai pu observer et comprendre une des clefs de ce fameux son et il m’est apparu alors évident que je pouvais à mon tour le reproduire. Tous les éléments dont j’avais besoin étaient éparpillés chez des fournisseurs à travers le monde, et je n’avais plus qu’à les réunir. Nul besoin d’attendre des années de vieillissement, il suffisait juste de choisir dans la multitude d’éléments accessibles.

Le 25 août 2014, j’ai enfin concrétisé ce rève vieux de plusieurs années: Et pour ne pas déroger à la règle: jamais aussi bien servi que par moi-même, j’ai fabriqué mon premier Humbucker de type FilterTron que je vous présente aujourd’hui-même.

Un son lisse, clair, piqué dans le haut médium, modelé et modelable, tout en brillance et en précision avec une attaque métallique , mordante et qui réussi l’exploit avec toutes ses qualités orientés vers l’agressif de justement ne pas l’être ! Le bas est clair, précis, moelleux, le twang de l’attaque le place haut la main au niveau des Télécaster, le bruit de fond en moins, et haut médium décalé juste ce qu’il faut vers le bas, il ne dégueule pas, sépare les notes avec juste ce qu’il faut de liant et n’envahit pas tout l’espace, typique de la marque donc! Et tout cela constaté sur une petite copie de type Les Paul à 100 balles et confirmé par Stéphane qui m’avoue que sa G… ne possède pas ça.

Le modèle en photo est le prototype n°1, je suis sur la fabrication du n°2 afin de pouvoir rapidement monter ça sur une guitare pour la confier a mes essayeurs attitrés. Il n’y aura pas de micro Bridge ou neck, mais une seul référence commune neck & bridge à l’instar des micros d’origine de la marque. Il seront réalisés en fixation originale non réglable (fixé directement sur les barrages / tasseaux, ou avec un kit de montage type ring & ressorts). Je vais proposer également les rings Gretsch (qui ne seront pas de ma fabrication).
Et pour compléter cette bonne nouvelle: j’en ai profité pour commencer la version pour basse et qui verra prochainement le jour!

Tarifs: 145,00 € pièce, 275,00 € la paire en version chromée ou nickelée, pas de version gold pour l’instant.
Finition relic + 32,00€

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Restauration Télécaster 1978

La réparation ou la restauration ne sont pas qu’une histoire de technique et de technicien, j’ai même tendance à considérer que le goût est assez primordial pour la réussite d’un travail, et une photocopieuse n’est d’aucune utilité pour acquérir ce goût.
Savoir comment étaient fabriqués les instruments, quels types de vernis étaient utilisés, combien de spires les micros comptaient est une chose et se trouve facilement sur internet; mais acquérir un juste dosage, un feeling, savoir se transposer dans une époque, comment et dans quelles conditions travaillaient les ouvriers, faire appel à son imagination, avoir une vision globale, utiliser les bon produits, les bonnes techniques, ne pas en faire trop et garder en tête que vous êtes censés faire un travail vieux de 35 années s’acquière plutôt discrètement sur le terrain que sur les forums.

Cette guitare a été achetée dans un sale état: plus de micro Bridge, et des autocollants sur le corps qui ont altéré le vernis, impossible de les ôter sans faire venir la teinte avec, ce que le nouveau propriétaire n’a pas pu s’empêcher de faire et c’est tant mieux car je n’aurais moi même pas osé, mais maintenant que le mal est fait et que les autocollants sont partis, il ne me reste plus qu’à tenter l’opération de la dernière chance et essayer de redonner un coup de crédibilité à cette belle Télécaster.
Je commence par fabriquer un micro Bridge, avec aimants américains en alnico 5 bien bright et agressif comme cela caractérise les Télécaster de cette époque, aidée en cela par le corps en Frêne (plutôt batte de baseball que swamp) et le manche maple. Je ne vais pas détailler mes petits secrets de fabrication et les petits détails que j’ajoute lorsque je bobine un micro, mais je suis bien convaincu que ce sont ces petits détails qui jouent un grand rôle dans « l’esprit d’époque » qui caractérisent ces micros. La finition et la protection du bobinage se fait par un cordon noir caractéristique des années CBS.
Ensuite, vient cette fameuse retouche de corps, là je ne vais faire aucun commentaire et vous laisser juger du résultat.
Voilà, mission accomplie en ce qui me concerne, deux heures plus tard, le propriétaire de la guitare m’envoie ce petit mail:

« Salut Patrice,
Je viens de tester la bête, c’est trooooop bon !!!
On verra si la microphonie s’atténue un poil avec la wax, mais elle est juste parfaite, je te suis très sincèrement reconnaissant.
Elle sonne « télécaster » à mort ! Ma reissue 52 a des soucis à se faire !

Bon week-end et mercibravochampiondumonde encore »

Avant:

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Après:

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