Mécaniques Waverly

 

L’atelier est désormais en mesure de fournir au meilleur prix les fabuleuses mécaniques WAVERLY, certainement parmi les meilleures au monde.
Ces mécaniques « open back » sont d’une douceur et d’une précision incomparable. Construites dans les meilleurs matériaux, vis sans fin en acier inoxydable en contact avec un engrenage en bronze pour un coefficient de friction réduit à son minimum, nickelages et dorures épais et durables, faible poids, look rétro, elles mettront en valeur votre guitare, l’accorder devient un véritable plaisir, la sensation sous les doigts est perceptible et inoubliable!
Utilisées par les meilleurs luthiers américains et firmes industrielles pour leur haut de gamme (Collings, Martin, Santa Cruz, Gibson etc. ) et tous nos modèles folks et arch-top à partir de 3500 €.

A partir de 160,00 € prix public TTC le jeu finition nickel, 197,00 € en finition dorée. Elles existent en version gravée main /dorée à 390,00 € public TTC. Existent en différentes formes de bouton, différentes matières (métal, bois (amourette moucheté, ébène) écaille, ivoiroïd) nickelé, doré ou patinées.

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Et pour les restaurations de belles guitares anciennes, nous vous proposons les mécaniques américaines reliquées « Golden Age » à partir de 48 Euros. Ces mécaniques n’ont certes pas les qualités des Waverly, mais leur finitions vous permettrons de restaurer avec goût et sans les dénaturer vos anciennes guitares moins coûteuses de type Harmony, Key, ou autres silvertone.

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Restauration d’une guitare classique de concert (2ème partie et fin)

Je reprends donc cet article là où il en était resté il y a quelques mois en arrière car le chantier est maintenant fini.
Au passage, je remercie tous les lecteurs qui suivent ce blog et leur demande de bien vouloir m’excuser s’il arrive que celui-ci reste inactif pendant plusieurs semaines consécutives, mais le quotidien de l’atelier, même s’il est fourni, ne nécessite pas systématiquement de faire l’objet de nouveaux articles.

Revenons à notre guitare classique du luthier Antonio Ruiz Lopez sur laquelle j’avais pu commencer à recoller la rosace lourdement déteriorée lors de l’accident. Une fois reconstituée « sur place » c’est à dire sur l’ancienne table en me servant au maximum des fibres environnantes comme autant de guides, (voir la première partie de l’article) j’ai fini par découper et isoler la rosace devenue plus « aisément » manipulable.
Ma nouvelle table de remplacement étant calibrée en épaisseur, j’avais préparé la saignée qui allait recevoir la rosace. Il faut imaginer que cette marquetterie vieille de  50 ans a évolué sur une table qui s’est logiquement déformée au fil des années, de par sa finesse et les tensions qu’elle subit, et je dois la faire pénétrer dans une entaille taillée en un cercle parfait. La fragilité de cette mosaïque de bois n’autorisant aucune manipulation excessive, c’est encore avec beaucoup de patience qu’il a fallu ajuster son incrustation. Et comme à chaque fois que l’on ré-incruste une pièce de bois ou de nacre ayant été déjà incrustée une première fois, la marge de manoeuvre est très fine, car l’affleurement final ne supporte plus aucun écart.
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l’ancienne rosace extraite de l’ancienne table et prête à être incrustée dans la nouvelle table.

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Rosace incrustée et affleurée.

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La bouche est ensuite ouverte.

Une fois ce travail accompli, j’ai fini de barrer la table, en sélectionnant toujours avec précision les épicéas composant le barrage, puis j’ai incrusté cette nouvelle table au centre des filets de bordure que j’avais pris soin de conserver.
Une des difficulté a été de faire ce travail sans aucun écart du fait de la finesse de cette filetterie dont les brins n’excédaient pas les 2/10 de mm en une alternance multiple de brins noirs et blanc. Autant dire que dès qu’un brin était effleuré, il disparaissait!

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La table est incrustée au centre des anciens filets de pourtour. Elle peut enfin être retirée du chantier. 

L’ensemble de la guitare a été décapé, nous avons profité du fait que la table était ôtée pour reprendre toutes les fractures, les réaligner, les renforces, les suturer,  les affleurer, recoller les barrages, nettoyer les anciennes réparations.  Le vernis au tampon -quand il en restait- avait fini par former un voile blanchâtre qui ne faisait pas honneur au palissandre de Rio, un très fin cellulo à parachevé le travail. 
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Les parties manquantes de la rosace ont été prélevées sur les parties cachées par la touche, elle à pu être reconstituée de manière extrêmement discrète.

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La guitare a été entièrement refrettée, elle est comme neuve.

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Enfin prête à repartir pour de nombreuses années de musique!

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… Et pour mémoire, ça c’est le jour où elle est arrivée à l’atelier.

Je remercie Jean-Claude pour sa confiance, sa patience et toute la latitude  qu’il m’a laissé autour de ce projet. Il nous aura fallu à tous une bonne dose d’audace pour nous lancer dans une telle entreprise mais son dernier mail montre qu’on à eu raison d’avoir confiance:

« ….Quelle magnifique réussite !
Ma Guitare est superbe , avec une intense et belle sonorité .
Merci encore á Toi , ton talent et ton imagination ont su vaincre   » l’ Inaccessible  » ……… « 
Merci également à mon ami Jean-Pierre Picard qui m’a dépanné de cette magnifique table en épicéa des dolomites, je n’imaginais pas une seconde lorsque nous avons fait notre approvisionnement en Italie que j’aurai besoin un jour d’une table classique en tout premier choix, concentré surtout sur le fait que j’avais besoin de tables pour mes acoustiques à cordes acier.

Dans le prochain article j’aurai l’occasion de vous faire un petit compte rendu d’une rencontre que j’ai faite avec un luthier aux réalisations étonnantes…
Je vous ferai découvrir également une nouvelle machine qui est récemment entrée à l’atelier et du coup,  un nouveau service que je propose!


Restauration d’une guitare classique de concert

Je présentais le mois dernier le nouveau chantier qui nous attendait à l’atelier. Ce chantier va se prolonger sur plusieurs mois car il s’agit d’un travail alliant créativité, inventivité et technicité avec les mêmes impératifs de précision que requière la fabrication. Mais la réparation des guitares demande aussi du goût et de la délicatesse pour essayer de ne pas trahir l’auteur initial de la guitare, en l’occurence pour ce modèle: Antonio Ruiz Lopez. Ce luthier à oeuvré sur Paris entre la fin des années 50, jusqu’en 1990, date de son décès. Comme je l’écrivais dans l’article précédent, le propriétaire de la guitare, un musicien professionnel, l’avait commandée au luthier directement dans les années 60 et cette guitare l’a donc accompagné toute sa vie.

Vous imaginerez aisément le drame lorsque ce guitariste à retrouvé sa guitare dans un tel état, et je commence à comprendre après avoir pu observer les dégâts à loisir quelles pouvaient en être les causes, ou du moins les facteurs aggravants, mais j’y reviendrai par la suite.

Dans un premier temps, après -comme d’habitude- avoir relevé le plus possible de cotes et d’informations, je me suis lancé dans la fabrication du chantier. Ce terme peut-paraître quelque peu inapproprié pour désigner le support qui va maintenir la guitare en position tout au long des travaux, mais c’est le terme utilisé pour désigner la structure qui sert à maintenir les coques en bois des bateaux durant leur fabrication. Le chantier est donc toute cette structure autour de laquelle vont se dérouler les multiples interventions, avec la possibilité d’en ôter l’instrument puis de le repositionner exactement sans perdre de vue sa forme originelle. Il faut imaginer que je vais devoir démonter la table de cette guitare et que si le reste de la caisse de résonance n’est pas maintenu fermement, celle-ci va se déformer et il ne sera plus possible de retrouver la taille réelle et originelle de la table, le renversement du manche en sera modifié, donc la hauteur du chevalet, du sillet, donc les tensions sur la table, influant la sonorité, l’intégrité de la guitare dans le temps, etc etc…
Mon chantier est donc constitué d’un socle sur lequel j’ai inséré des boulons filetés qui peuvent ainsi recevoir des pas de vis munis d’une tête large en plastique recouvertes de liège permettant un réglage précis de leur hauteur et donc un appui constant du fond de la guitare sur ces supports. Cela autorisera également un réglage d’inclinaison et de plan de table etc… Vient ensuite le cerclage qui maintiendra la bande des éclisses fermement en position, et pour finir, un support de manche qui assure l’alignement du renversement.
Il est important de consacrer le temps qu’il faut et beaucoup de temps si nécessaire à tous ces préparatifs, il rendront le travail bien plus sûr et plus précis et anticipent déjà du résultat final. C’est cette forme de projection dans un futur où la guitare est déjà finie que j’appelle « création » car il s’agit bien d’imaginer un résultat et de se donner tous les moyens -y compris si ces moyens n’existent pas actuellement- d’aboutir au résultat imaginé. Et c’est bien ce côté créatif que me plait également dans la réparation et les réglages de guitares existantes.

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La deuxième étape avant de démonter la table a été de reconstituer la rosace tant que je pouvais me guider à l’aide des fibres restantes et de tous les micros guides que celles-ci forment. Je m’y attelle donc en utilisant mes cales de plexiglass transparentes qui me permettent de surveiller le bon alignement des collages alors qu’ils sont sous presse.

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Certaines parties de la rosace ont été perdues, mais il y a de fortes chances que je puisse les retrouver dans la partie cachée sous la touche de la guitare que je décollerai par la suite. A ce moment j’effectuerai un prélèvement et une petite greffe de ces parties manquantes , et je n’aurai qu’à combler les parties prélevées sous la touche avec une filetterie quelconque, sachant qu’elle ne réapparaîtront plus jamais.

Sauvetage d’une Gibson Les Paul Custom de 1977 (Part1)

Je commençais à parler lors du précédent article du sauvetage d’une Gibson Les Paul de 1977 dont le manche est tellement vrillé qu’il ne laisse plus d’autre choix que l’amputation.

Les manches en trois parties d’érables sont typiques de l’époque Norlin et des années 75, ils ont pour avantage d’être nettement plus solides et résistants aux cassures que les manches en acajou, (particulièrement au niveau de la tête, les possesseurs de Les Paul connaissent bien le problème).

 

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En contrepartie, les manches en érable demandent un temps beaucoup plus long pour être parfaitement séchés à coeur et stabilisés. La production de l’usine Gibson dans ces années devait être quelque peu incompatible avec la lenteur préconisées pour les séchages des bois, et particulièrement pour les érables américains, très denses, nettement plus denses que les acajous du Honduras habituellement utilisés jusqu’alors par la marque. Mais c’est surtout les 3 parties qui posaient le plus de problèmes.

Un manche en une pièce aurait moins de chances de se déformer car les fibres bougeant toutes dans le même sens, la déformation peut être contrôlée en partie par le truss-rod; notre déformation vient réellement du fait que la partie gauche du manche s’est naturellement creusée alors que celle de droite s’est naturellement bombée… Mais un manche en une pièce représente un bloc brut de 60 par 60 mm et le séchage à coeur devient alors cinq fois plus long que trois sections de 20 mm accolées… La seule façon de contrôler la déformation des bois serait de les raboter, les stocker quelques jours et observer pièce par pièce si elles se sont creusées ou bombées et ensuite les appairer dans le même sens. Bien sûr si un atelier de lutherie micro-productif au regard des industries  peut se permettre de prendre ce temps, l’industrie n’a d’autre choix que de limiter au maximum raisonnable ce stockage et par là limiter au maximum les retours en SAV.

Le problème étant analysé et cerné, il ne reste plus qu’à procéder à l’ablation du manche de la même façon qu’ils le font à l’usine Gibson: à la scie. Le gros avantage de cette méthode, c’est qu’elle me permet de récupérer la plaque de tête en résine noire de 3mm incrustée de son logo et son motif  « split diamond » cernée de ses bindings d’origine et il en va de même pour la touche en ébène, ses pavés de nacre (véritable)  et son binding; au final, seul un refrettage neuf sera nécessaire.

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Pendant ce temps, j’ai préparé le sandwich d’érable et choisissant bien le grain et le débit sur quartier. Je stock cet érable depuis plus de 10 ans, je n’ai aucun doute sur sa stabilité, mon stock important me permet de choisir l’érable le plus ressemblant à l’érable d’origine.

En plus de toutes les cotes relevées sur le manche avant sa dépose, un plan de coupe rigoureux a été créé et sert de référence tout au long de la restauration, depuis les débits jusqu’à l’assemblage final.

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L’assemblage tenon /mortaise d’origine chez Gibson n’est pas un montage de type queue d’aronde, et seule la colle maintient l’assemblage sur trois faces assez conséquentes, si cette colle n’était pas absolument solide, le moindre choc décollerait le manche, or cela n’arrive quasiment jamais. Pour en venir à bout, c’est au ciseau à bois qu’on y va. Autant vous dire qu’il doit être bien affûté et qu’aucun dérapage sur le vernis jouxtant l’assemblage n’est autorisé car d’une part  je n’ai pas l’intention ni le budget pour refaire le vernis, et conserver au maximum l’intégrité des guitares de collection est un devoir de restaurateur.

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gibson-custom-reparation-luthier-nantesLa mortaise dégagée laisse apparaître une date tamponnée : »11 novembre 1977″

 

Sur le nouveau manche ébauché et grossièrement profilé, je trace et entaille le nouveau tenon à la scie japonaise et au ciseau à bois. Je le taille copeau après copeau jusqu’à ce que ce tenon s’ajuste parfaitement dans la mortaise, alignement dans l’axe  et renversement compris, talon parfaitement jointif.

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Le prochain article abordera les finitions de cette belle Gibson, et je profite des temps de collages et de séchages pour avancer sur d’autres chantiers, comme les réglages habituels ou comme le changement de truss-rod et de touche de cette rare Gibson 175 Herb Ellis, chantier qui fera également l’objet d’un prochain article.

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Patrice Blanc – La Lutherie
Quai wilson
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