Micros boutique Patrice Blanc

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Micro Dynabass par Patrice Blanc (1995 environ) fabrication et assemblage en boutique, bobinage en sous-traitances selon les périodes

Les moins jeunes se souviendront: dès 1993 je me lançais dans la fabrication de micros car je n’arrivais pas à me procurer dans le commerce ce que je cherchais, pour la simple raison que ce que je cherchais n’était pas commercialisé.
Les sous-traitants français à qui je proposais de travailler sur cette idée ne la trouvant pas interessante, je relevais donc encore une fois les manches, sortais encore une fois la planche à dessins et ouvrais grand les oreilles.

Mes micros équipèrent rapidement ma ligne de basses « SERIE B » et les critiques toutes positives commencèrent à soutenir cette démarche pionnière. La seule chose que je ne maîtrisais pas à l’époque était le bobinage, et c’est tant mieux car j’arrivais alors tout juste à fournir tant je me diversifiais (choix et approvisionnement des arbres, débit et transport du bois, séchage, re- débits, fabrication des guitares, des micros, des préamplis, de certaines pièces, applications des vernis, emballage et expéditions, vente, facturation, SAV,etc etc…)
Pour moi la fabrication des micros se limitait donc (!) à la fabrication en série des platines et de leurs oeillets, l’implantation des aimants, la fabrication des cadres et des capots de micros. Le bobinage était réalisé à l’exterieur, par divers sous-traitants selon les périodes. Au final, ce furent 300 de ces micros que je fabriquais entièrement à la main.

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Micro Dynabass Patrice Blanc, vu interne, 8 ou 10 aimants en alnico 600 de 10mm de diamètre. (1995 environ)

Aujourd’hui, ayant recentré mon activité vers des objectifs plus axés création et recherche que production, j’ai enfin trouvé le temps de travailler sur -entre-autre- de nouveaux micros.
J’ai également réalisé l’interêt qu’il y avait à travailler sur des formats standards: la possibilité de comparer, essayer, échanger, modifier, « vinifier », travailler, modeler, moduler.

Et c’est ainsi que j’ai le plaisir de vous annoncer la naissance de ma ligne de micros de remplacement pour tous instruments de type Fender, Jazz Bass, Précision Bass, Télécaster et Stratocaster. (Par la suite je travaillerai sur d’autres types de micros, notamment les P90 et Humbuckers)

Cette ligne de micro est assemblée, bobinée entièrement et uniquement à la main, avec des materiaux de qualité en provenance des USA, en respectant scrupuleusement un process élaboré lors de nombreux essais à l’atelier. Et ça marche! Les premiers protos ont été confiés pour essais à des très bons musiciens locaux ainsi qu’à un collectionneur, certains n’ont pas accepté de me les rendre, d’autres les testent encore et j’entend des termes comme « puissants, les meilleurs, bluffants, fat, du grain etc etc…  »
Je dévoilerai lors d’un prochain article la gamme, leur nom de scène et leurs caractéristiques, les innovants, les traditionnels, les rares vintages, les EVO, etc etc.. Continuez à suivre le blog!

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Premier prototype JB n° 000, mai 2013

Zig Zag au quartier de la création

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L’occasion d’observer quelques raretés: serpents, pli rocheux, molécule d’adn, création céramique, et également des éclisses de guitares fabriquée à l’atelier pour l’occasion. Comme me disait un photographe présent lors du vernissage de cette exposition, « on ne voit jamais une guitare de l’interieur »…
Vu la teneur du texte de présentation, (ci-dessous) je rajouterai pour ma part que c’est beau aussi un cerveau lu de l’interieur. (Je crois reconnaitre le style de Gina du magazine Idîle)

Cette exposition à lieu au 27 rue Lanoué Bras De Fer sur l’Île de Nantes jusqu’au 21 juin 2013, entrée libre.

http://creationduquartier.com/fr/webzine/zig-zag-plis-et-replis-de-la-matière

« Ouvert, fermé, aigu, anguleux, coffré, sinueux, le pli est multiple dans sa forme. Telle une mise en volume de la matière, le pli donne une autre dimension à la surface, modifie sa physionomie et par le même temps sa fonction. Le pli exige la discontinuité, il désigne des directions différentes dans l’espace tout en conservant la continuité d’une même matière. Douée d’une remarquable ubiquité, la notion de pli se retrouve élevée au domaine de la philosophie avec Leibniz qui l’a théorisé comme l’unité de la matière, l’image même du Baroque, un courant d’art et d’esprit où le pli va à l’infini. Pour Heidegger, Merleau-Ponty, Foucault, Deleuze ou encore Derrida le pli est un et multiple à la fois, il est l’identité et la différence, le dedans et le dehors, le constituant et le constitué. Tout se plie, se déplie, se replie, l’âme comme la matière.

Jean de la Fontaine confiait « le roseau plie mais ne rompt point », Blaise Pascal disait « L’Homme est un roseau pensant ».

Le pli ne peut donc pas être réduit à la cocotte de notre enfance, il est partout, il est en nous. De sa plus petite cellule qui le constitue à sa peau en passant par son cerveau, l’Homme est un pli. Statique, périodique ou dynamique, le pli est dans la nature, il nous entoure. L’onde de l’eau, les strates de la roche, les feuilles du végétal…silence ça plie !
Stimulé par l’eau, l’air, le feu, la terre ou la lumière, le pli se répète par les mains de l’Homme en des créations où la matière se révèle, se complexifie. Du papier, premier matériau que l’Homme a plié, au métal, le pli dévoile et forme des objets où la nécessité rencontre l’esthétisme tout en minutie et technique.

Voilà donc un voyage au cœur d’un labyrinthe où science et créativité se perdent et se retrouvent finalement pliées, où la matière, la nature et l’Homme ne font qu’un. »

Rappel: » Le quartier de la création à pour objectif de faire émerger un pôle d’excellence européen dans le domaine des industries culturelles et créatives »