The Bird

Reprise d’une guitare que j’ai réalisée dans les années 2000 et qui -pour le modèle original- appartient au chanteur Jean-Louis Murat. Cette guitare est visible sur le DVD parfum d’acacia au jardin. (Lien ici)cette première guitare de l’année 2018 à été particulièrement exigeante.

Table, fond et éclisses en érable ondé. Manche en érable ondé, touche en érable moucheté, chevalet en érable ondé, plaque de tête en ébène. Pièces: vibrato Tremola, micros boutique Patrice Blanc Fire crow, mécaniques Waverly. Incrustations: Bird et personnage en ivoire de mammouth (visages) , nacre tahitienne, paua, abalone verte, mother or pearl.

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Vocation inaltérable.

Livre de l’exposition, vu à la cité musicale de Metz en décembre 2017.

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Continental Jazz Club

Dernière guitare de l’année 2017, cette guitare aussi simple que belle s’adresse à un musicien de Jazz, d’où son unique micro.

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Table, fond et éclisses: Acajou du Honduras multiplis.
Manche: Acajou du Honduras, Truss-rod double action
Touche, base chevalet , plaque de tête : Ebène
Bindings: Celluloid blanc simple, corps / manche / tête
Chevalet: Tune’O’Matic
Mécaniques: Waverly
Micros Boutique Fire Crow patrice Blanc, fait main.

La Génèse:
Pour faire un peu l’historique de ces modèles Continental et comment je suis venu à me spécialiser dans cette catégorie, j’avais mis la main un jour sur des kits de 1/2 caisses importés par un commerçant allemand. Ils avaient été assez plaisants à fabriquer et je regrettais assez rapidement l’épuisement du stock. D’autant qu’à cette même époque on avait ENFIN la possibilité de se procurer des vibrato Bigsby et ainsi proposer des guitares très orientées country /rock’n’roll alors que la lutherie française avait tendance à se cantonner dans les modèles carved top très orientés Jazz traditionnel. C’était dans les années 2000.

Il est étonnant de constater que les modèles plaqués, polyvalents au point qu’on les retrouve dans quasiment tous les styles musicaux et dans les mains de tous les guitaristes du monde (même si c’est parfois en utilisation sporadique) ne sont produits pour l’essentiel que par l’industrie.
Pour ma part, je trouve un plaisir infini à les construire et une expression infinie de styles et de destinations. Elles me permettent aussi bien de sortir des sentiers battus que de présenter des grands classiques immuables, de jouer avec des lignes audacieuses ou rester sagement dans les designs les plus classiques, typés jazz, country, blues ou rock.

Les différentes couches de bois qui composent la table, le fond et les éclisses permettent de créer des épaisseurs réduites et une résistance accrue. C’est le grand intérêt de cette technique de fabrication. Croiser les couches permet de multiplier les résistances longitudinales (sens dans lequel le bois est le plus résistant).
On utilise toujours un nombre de couches impair, la couche centrale (ou l’âme) peut-être dans un autre bois et elle est toujours dans le même sens que couches externes, il n’y a pas de différence entre un multiplis, un contreplaqué, un contre-collé ou un laminé, on parle toujours de la même chose. Un contreplaqué dont les fibres seraient assemblées dans le même sens se déforme tout seul et complètement avec une puissance que rien ne peut arrêter. Par contre il y a bien des sonorités différentes entre les différentes essences de bois utilisées pour faire des placages.

Selon les essences de bois utilisées, on obtient un panel varié et variable de sonorités, et selon comment on les travaille, ces variétés peuvent-être ajustées en timbre et en puissance, favorisant l’acoustique ou l’électrique selon les futurs besoins de son propriétaire.

Je constate qu’actuellement, les épaisseurs de voûtes proposées par l’industrie avoisinent les 4,5mm d’épaisseur, plus selon les marques. Je pense que c’est essentiellement dû au fait que ces marques au vu de leur productions pharaoniques se doivent d’assurer un minimum de retours en SAV. Les anciennes Gretsch par exemple avaient une épaisseur de 3mm , et il faut bien admettre qu’elles n’arrivent pas toutes à passer les années.

Ce dernier modèle  présenté aujourd’hui est composé pour l’essentiel d’acajou du Honduras. Cet acajou est l’acajou noble des guitares américaines traditionnelles et reconnaissable à sa couleur orangée , sa faible densité (pour peu justement qu’on le choisisse plutôt clair que foncé) , la finesse de son grain et la qualité de son acoustique qui en font un bois exceptionnel. Résultat: avec son unique micro, son cordier élégant typé art déco et ses mécaniques open back, cette guitare est d’une légèreté confondante (1,5 Kg avant la pose des pièces), d’un volume sonore étonnant et d’une finesse de son acoustique plaisante et mélodieuse. Son confort de tenue exceptionnel est dû notamment à sa caisse de 16 pouces (largeur aux hanches) et peu profonde comme le sont la plupart de mes modèles arch-top. L’avantage du micro unique, c’est qu’il permet de ne pas percer la table juste devant le chevalet contrairement à ce qu’il se passe lorsque l’on pose 2 micros, le son acoustique s’en trouve largement favorisé.

Amplifiée par un Mini-humbucker boutique qui vient capter ses vibrations et incrusté dans la table en position manche, ce micro est fabriqué et gravé à l’atelier. A l’origine utilisé sur les guitares Firebird ce micros très typé blues-rock, se révèle alors dans un nouveau registre, très granuleux, très Gibsonien, sans avoir le côté moelleux, rond et parfois imprécis d’un humbucker traditionnel. On obtient un mix entre gras et précision, présence et basses avec un caractère bien marqué qui le rend complètement à l’aise dans le registre jazz, tout en bénéficiant d’une forte personnalité.

Prochainement, j’aurai l’occasion de présenter deux nouvelles guitares utilisant ces techniques; je pense qu’il sera alors très clair que les variétés de styles offertes par ces techniques méritent toute l’attention que j’ai choisi de leur porter.

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A bientôt!

 

Comme un reportage signé Victor Lepeltier

L’atelier inspire toujours autant les créateurs.
J’aime bien l’idée que la création provoque une émulation. Cette forme de partage qui dépasse le don.
Alors lorsqu’un créateur, un vrai, tout aussi exigeant et impliqué trouve matière à nourrir son art, je me dis que c’est ma façon de donner malgré tout, donner au quotidien, donner en permanence, donner à des gens généreux, donner avec plaisir,
Au final ce créateur me retourne le cadeau sous la forme d’un très beau petit film, d’une série d’images qui dès lors circulent et imprègnent d’autres personnes.
Merci Victor Lepeltier.

(Cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo)

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Continental Black Crow

 

Corps / Body : 16′ : En érable laminé moulé à l’atelier / Laminated maple top, sides and back molded at the shop.
Manche / neck : En érable américain / American Hard maple
Touche / Fingerboard : American maple
Incrustations en corail rouge / red coral inlays
Micros / Pickups : Patrice Blanc boutique FireCrow
Potentiomètres / Pots: CTS
Selecteur 3 positions / 3 way switch : Japan Gold contact
Jack: Switchcraft
Capacité de tonalité / Tone Capacitor: Sprague
Mécaniques / Tuners : Kluson Wafle back
Chevalet  / Bridge : Bigsby
Tremolo Unit : Bigsby
Engraved Heastock

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